Le match vient de se terminer…

Voilà c’est fini. Les Français ont perdu un match de rugby.
La France est triste et se lancent encore les terrifiantes machines à broyer.
Il sera facile de condamner l’entraineur, de critiquer une glissade malheureuse, de vouer à la damnation tel ou tel joueur. Il sera aisé de débattre, encore et encore, sur les raisons du pourquoi et du comment. Il sera facile de jeter au feu ce(ux) que nous avons aimés.
Pourquoi ? Parce que tout est fini ? Simplement pour ça ?

Tout est fini ? Réellement ?

Non, car demain, le soleil se lèvera encore. Sur une grisaille passagère certainement. Mais les oiseaux chanteront toujours. Car demain est un autre jour.
Une fin ? Rien que ça ?Chaque fin est l’occasion de repartir. Ce n’est pas toujours aisé, mais une fois la déception digérée, chacun se retourne et annonce en faisant le bilan des épreuves : ‘Oui, ce sont les chutes qui m’ont fait avancer.’

Les Français ne sont pas tombés aujourd’hui. Ils ont juste perdu un simple match de rugby. Un jeu. Un amusement.
Or ils ont gagné tout le reste.
Ils ont vécu une histoire d’hommes. Ils nous ont fait vivre une histoire exceptionnelle. Une histoire qui elle ne finit jamais.
Car ils nous feront vivre encore et toujours des joies et des peines.
Ils nous rassembleront toujours autour d’une bière, pour une finale de championnat ou pour un simple match de série dans un petit comité. Ils ont leur histoire. Et elle est belle. Ils sont notre histoire. Il faut encore les aimer. Ne détruisons pas ce que nous sommes.

Oui, ce soir je vais me coucher triste et déçu.
Mais demain s’annonce déjà.
Pour moi demain sera un petit match en campagne. Leur défaite me permettra certainement d’oublier ma petite douleur physique. Elle m’aidera à faire le bon choix. A gagner mon simple match à moi.
Pour moi, demain sera encore une journée ensoleillée. Il ne faudra pas oublier l’essentiel. Dire aux gens qui comptent que je les aime. Ou au moins leur montrer un peu. Penser aux écureuils écossais. Me balader en pleine nature. Et rigoler encore.
Oui, demain sera une belle journée, elle a déjà commencé.

Messieurs le Bleus, ce soir je penserais à vous. Je penserais aussi à la magnifique conclusion de ma petite sœur : ‘Ils auront au moins eu le mérite de nous avoir fait rêver.’
Et je penserais au reste. Je penserais à tout ce que je n’ai pas encore fait et que maintenant je dois faire.
Car vous, au moins, vous avez essayé.

Oui, merci les Bleus. Merci pour tout ce qui a été fait. Merci pour tout ce qui a été vécu.
Merci pour les rêves qui n’ont pas changé. Merci pour tout.
Et, surtout, merci pour demain.

Au revoir les Bleus.
Et à demain…

 

 

 



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