Au début……il y avait les dinosaures.

Puis les singes sont descendus des arbres et tout s’est accéléré, causant deux trois évènements anodins, avec entre autres : des grottes, des peintures, de l’agriculture, des tribus, des Rois, des Reines des Pyramides, des Châteaux Forts, des batailles, des conquêtes, des découvertes, des inventions, des évolutions et paf, d’un coup, on y est : le mois de juillet 1989.

Les plus jeunes diront que c’était la préhistoire, les plus anciens qu’il s’agissait du bon vieux temps et ceux qui chercheront un peu trouveront que 1989, c’était quand même…

Le début des 4 années de Présidence de George Bush – le père, pas le fils, la Lambada, les manifestations étudiantes sur la place Tian’anmen à Pékin, Like a Prayer de Madonna, Rain Man, la chute du mur de Berlin, Roch Voisine, la révolution roumaine, le premier tube des Red Hot Chili Peppers, le bicentenaire de la révolution française, Je te survivrai de Jean-Pierre François, l’inauguration du Parc Astérix ou celle du Grand Louvre, le Batman de Tim Burton, des grèves et manifestations pour des fonctionnaires, Retour vers le futur 2, le retrait de l’armée rouge d’Afghanistan, la disparition de Salvador Dali ou celle de Samuel Beckett, le service à la cuillère de Michael Chang, le premier titre de l’Olympique de Marseille version Bernard Tapie et aussi un Tour de France mythique…

Et, au milieu de tout ça, en juillet…

C’est aussi un gamin qui pissait beaucoup trop.

Beaucoup, beaucoup trop…

Quelque part en France…

Ce gamin, 11 ans et 1/2, allait découvrir que lorsque l’on passe son temps à vider sa vessie, boire, vider sa vessie, boire, vider sa vessie, ce n’est pas bon signe. Le tout lié a un amaigrissement injustifié et une fatigue extrême, il y avait quelque chose d’anormal.

Les médecins ont expliqué que les symptômes étaient typiques : diabète de type 1.Pour le gamin, cela ne voulait rien dire.

A l’hôpital, à son réveil, son père était là pour répondre à ses questions :

– Je vais pouvoir retourner à l’école ?

– Oui.

– Je vais pouvoir continuer le sport ?

– Oui.

– C’est bon alors.

Depuis ce simple constat, le monde ne s’est pas arrêté de tourner.

Celui du gamin non plus.

Il y a eu des gamelles, des réussites, des coups de pas de chance, des matchs de rugby, des examens – scolaires ou sanguins, des piqûres d’insuline et d’autres de rappel, des centimètres en plus – et des kilos aussi – des tartiflettes, des glaces, des salades, des bières, des verres d’eau, des rires, des ronchonnades.

La barbe a poussé, la vie a, comme à chaque fois, continué.

Et, de fait, il y a plein choses à raconter sur cette incroyable aventure.

Alors, allons-y…



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Et bonne santé
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