Et bonne santé

bonne sante

C’est l’histoire d’une tradition.

Au début il y avait les dinosaures.

Puis les singes sont tombés des arbres.

A partie de là, les habitudes ont vite pris le dessus.

Depuis, des réflexes inconscients surgissent sans cesse.

Prenez Madame. Chaque matin elle se maquille avec l’aide de son rétroviseur. La force de l’habitude.
Et chaque matin, en ajoutant le fond de teint et le mascara, elle ouvre la bouche. Réflexe incontrôlable.

Monsieur, le soir venu, assis sur le lit conjugal, enlève ses chaussettes. Par habitude, il les laisse choir.
Réflexe malencontreux, il les a déjà oubliées et les pauvres traineront sur le froid du carrelage pendant plusieurs jours.

Les habitudes et les réflexes alimentent notre quotidien. C’est naturel, c’est humain mais cela peut conduire à des comportements qui, si l’on gratte un peu, s’avèrent plus nuisibles que les apparences le laisseraient croire.

Prenez ce mois de janvier. Vous allez entendre la douce mélodie des habitudes séculaires :

« Bonne Année, meilleurs vœux à tous. »

Ce qui, en soit, reste agréable. Et relève d’une intention – en tout cas on l’espère – des plus sincères.

Mais voilà que les réflexes naturels pointent leur museau et se font un malin plaisir à poser à un point final à tout ce rituel :

« Et la santé surtout. »

Alors oui, certes, là encore, l’intention reste louable.

Mais en fait non. Pas du tout.
Cela induit en réalité une manière de penser plus vicieuse qu’il n’y parait.

Comme si l’on pouvait séparer à l’infini tout ce qui fait notre quotidien : le professionnel, le personnel, la santé, les enfants, les loisirs.

Et, parmi tout ce qui constitue notre existence, on pouvait prioriser les choses. Avec, sur la plus haute marche du podium, la santé. Si la santé rayonne, le reste suivra.

En êtes-vous si sûr ?

Soyons honnêtes avec nous-mêmes :

si notre activité professionnelle ne permet pas un plein épanouissement, il y a fort à parier que cela se répercutera sur la légèreté et la douceur qui nous attend à la maison. Où on ramènera le stress et autres soucis hérités du travail, ce qui rejaillira sur les enfants excités et turbulents. Sans oublier les loisirs pour lesquels on n’aura plus de temps légitime à accorder. Et au final, on plonge dans un cercle vicieux qui nous conduit avec certitude vers un état physique fébrile. Par extension, la santé en pâtira.

D’une autre manière, si le personnel commence à vaciller, on peut là aussi mettre sa main à couper que les idées sombres qui nous noirciront le ciboulot ne seront pas laissées à la porte du bureau. On sera moins efficace, moins prompt à ne pas relever la perfidie d’un collègue ou capable de ne pas s’énerver face à un client exaspérant. Par extension, le sommeil sera agité et l’appétit en déclin. Par conséquence, la santé ne sera pas des plus alertes.

Que vous preniez le problème dans n’importe quel sens, vous constaterez la chose : tout est lié. La bonne santé n’est et ne sera toujours que la conséquence de tout ce qui nous arrive.

Commencez par juste vouloir être bien.

A la maison, au travail, avec les enfants, tout seul, devant un livre, au cinéma, en cuisinant, en buvant un verre, en trinquant entre amis. Concentrez-vous juste là dessus. Faites quelque-chose. Et faites le bien.

Contentez-vous de passer une « Bonne Année ».

Le reste suivra… à commencer par la santé.

Permettez-moi ainsi de souhaiter à tous une Excellente et Belle Année. Rien que ça.

Et pour le reste, n’oubliez jamais : Tout est dans le Coup d’Oeil…




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