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Le Pangolin, terme quelque peu bizarre, survient ici et là au milieu de ces pages. Et certains s’en inquiètent. A juste titre au premier abord.
Mais je peux vous assurer, le genou à terre et les yeux sincères levés vers vous, qu’il n’y a aucune allusion ou rapprochement à faire avec l’animal du même nom.
Nous sommes plus là au niveau du mythe, de l’absolu, de la quête.
Une sorte de Graal à chercher et à conquérir. Un Lutin protecteur et farceur. Une lumière scintillante qui réchauffe le coeur.
Une perfection dont aucun mot, aucune description ne pourra atteindre la vérité.
A partir de là, chacun y fera ses interprétations. Farfelues ou non. Mais toujours pangolinesques.
Le soir au coin d’un bar, on peut partir, quelque peu éméché, à la chasse au Pangolin. On peut s’enchanter, faisant croire à ses amis, qu’on en a vu un. Voir même qu’on l’a touché.
Plutôt que se morfondre dans un verre trop vide puis trop rempli, pour noyer une tristesse ou une solitude, on peut s’éblouir à voir un Pangolin dans les mirettes de chacun. Une petite attitude. Un souffle sympathique. Une friponnerie au fond de l’oeil. Une dédicace. Un bonjour.
Au lieu de partir dans le noir, là où on a peur, là où les fantômes hurlent à nos oreilles, on peut compter sur cet ami invisible et pourtant présent, le Pangolin protecteur.
Réveillé en sursaut après un cauchemar, le lit vide et solitaire, on prend sa peluche et on lui demande « Raconte moi une histoire mon Pangolin. »
Pendant les hivers trop rudes et isolés, le Pangolin sera toujours là pour te réconforter. Pour mettre du bois dans la cheminée. Pour t’apporter un chocolat chaud. Pour tirer la couverture quand tu t’es endormi au coin du canapé. Pour te raconter des contes aussi, des vrais, pas ceux inventés.
Le Pangolin est partout. Pour toi. Pour nous. Pour chacun. Il veille à chaque chose, et chacun est là pour lui aussi.
Pourquoi il fait ça le Pangolin ?
Car nous aussi nous sommes là pour lui. Nous le voyons. Nous lui sourions. Nous le protégeons. Nous l’aimons.
En cas de coup dur, nous ressortons la Hache Sacrée pour frapper aveuglément les ordes noires qui veulent le voir sombrer à nouveau. Nous ne réfléchissons plus pour l’aider. Nous le faisons, et tout est bien ainsi.
On peut en faire trop pour lui, ou pas assez. On peut mal faire aussi. Mais il n’a jamais aucune rancune. C’est un Pangolin.
Il n’y a pas de recette magique pour le comprendre. Il faut être et il sera. Et inversement.
En fait, le Pangolin est un tout. On l’apprécie pour ce qu’il est. Simplement. Ni plus, ni moins. Sans chercher d’autres explications.
Tout cela c’est le Pangolin. Un tout. Une perfection car imparfait. Une bénédiction car parfois avec des faiblesses. Une vision car il y a de l’ombre. Une aide car lui aussi en a besoin.
Et, encore mieux que ces simples mots insignifiants, encore plus parfait que le Pangolin, il y a elle. La Pangoline…